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« L'avenir tu n'as pas à le prévoir mais à le permettre » |
Saint-Exupéry |
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En félicitant Catherine Noyer Riveau pour sa désignation par la Commission au poste d'Administratrice au Conseil d'Administration 2008-2010 et en remerciant tous ceux qui ont fait acte de candidature à cette fonction montrant par là l'intérêt croissant que portent les dirigeants de notre zone à la dimension « gouvernance » du rotary international, |
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j'ai 2 constatations majeures à vous faire partager à partir de mon expérience de 2 années, bien remplies, au Conseil d'Administration : |
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La première, c'est le fossé qui existe entre les préoccupations du rotarien dans son club, du gouverneur dans son district et de l'administrateur du Rotary International. Cela va loin : |
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90% des rotariens vivent la vie de leur club, heureux mais indifférents aux connexions internationales |
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Des gouverneurs, des administrateurs, du personnel qui travaillent dur pour tout au plus 10% des rotariens restants (dirigeants et anciens dirigeants) |
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Lors de mon intervention à l'institute Hambourg, le 14 septembre 2006, j'ai eu l'occasion de proposer une stratégie pour tenter de remédier à cela. |
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La deuxième concerne le Staff à Evanston, car avec les années il y a eu dérive : de sa mission d'accompagnement des clubs et des districts, le staff est devenu une force de propositions et de contrôle. |
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Certes, cette opposition entre les élus et les permanents existe dans toutes les institutions mais je pense que les administrateurs du RI doivent être les interprètes des rotariens les plus engagés, tout en conservant la hauteur de vue nécessaire à leur fonction. |
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Vous trouverez d'ailleurs dans les propositions au Conseil de Législation quelques idées permettant de retrouver un peu l'équilibre.
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Je ne puis pas vous retracer ici tout de ce qui a été fait au cours de ces 2 années mais voici 4 décisions prises par le Conseil d'Administration qui n'ont pu l'être que sur mon insistance : |
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Tout d'abord la reconnaissance de l'action des Comités Interpays qui avait été votée par le Conseil de Législation à une majorité écrasante (90%) mais lorsque cette résolution est revenue devant le Conseil d'Administration, elle avait été défigurée et c'est après de nombreuses explications lors des commissions, des séances plénières et auparavant en séance informelle que j'ai pu faire rétablir et adopter par le Conseil d'Administration le sens premier que les délégués du conseil de législation avait voté.
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La culture anglo saxonne du Rotary International fait qu'actions éducatives et humanitaires sont confondues dans l'humanitaire |
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Il a fallu faire reconnaître que pour nous Européens, l'éducatif est une action à part entière et qu'elle devrait apparaître telle quelle tant dans le plan de leadership du club que dans le règlement intérieur, ce qui a été fait. |
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Après un premier échec (9 voix contre et 7 pour), l'Organisation Internationale de la Francophonie a pu être reconnue à l'unanimité au même titre que les Nations Unies, l'Unesco, le Conseil de l'Europe.... |
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Nous avons donc maintenant 1 délégué titulaire et 1 délégué suppléant auprès de l'Organisation Internationale de la Francophonie lesquels par mesure de simplification sont les mêmes représentants qu'auprès de l'Unesco. |
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Ma qualité de fondateur du CIP France Russie m'a permis de faire accepter par mes collègues qu'après 15 années de présence du Rotary en Russie, la création d'un district russe était vraiment une nécessité (on a assez perdu de temps mais cela n'allait pas forcément de soi). |
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Pour information, nous avons eu aussi un débat instructif sur la remise de charte aux 2 clubs chinois. Là, j'ai pu constater que le rotary international n'était pas aussi indépendant qu'il le proclamait, ce que nous savions déjà. |
Que le siège du RI soit aux USA influence des décisions mais comme il n'est pas pensable de changer le siège, il appartient au Conseil d'Administration, face à ces questions, d'être suffisamment pertinent. |
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Mon grand regret a été de n'avoir pu empêcher la fermeture du cycle d'études internationales pour la paix et la résolution des conflits à Sciences Po Paris. |
Il est difficile de faire la part des choses, les torts sont probablement partagés entre la Fondation et Sciences Po, mais le staff Fondation a été sourd à nos propositions. Ce qui m'a conduit à m'abstenir sur le vote du rapport annuel de la Fondation.
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Nous ne devons pas baisser les bras et rechercher une université d'accueil (lorsque les ressources de la Fondation le permettront) car on ne peut pas laisser 50 pays d'expression française sans université pour la paix. Ce serait un scandale.
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Quelques belles satisfactions pour moi : |
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Initier la première réunion des comités interpays sur le continent Nord Américain à Montréal. |
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Un institute à Lille remarquable pour son organisation, son contenu avec une présentation dynamique et des « éclairages » propres à notre culture, ouvert à tous les rotariens (gouverneurs ou non). |
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Conférence à l'Unesco « agir pour l'eau » avec le Président Carl Wilhelm Stenhammar, avec la participation conjointe de l'état major du rotary international et de l'Unesco.
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La conférence à Naples avec les gouverneurs d'Italie où s'est exprimée une convergence de vues entre les rotariens français et italiens.
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Et d'autres.Istanbul - Taipei- Maastricht - Paris (avec le Président Glenn Estess ) Beyrouth - Abidjan - Cracovie - Cotonou - Boston - Chicago - St Domingue - N'Djamena - St Pétersbourg - Rabat - Lisbonne - Lublin - Tunis -Alexandrie - Brazzaville - La Réunion - Tanger - Copenhague - Moscou . partout en France mais aussi Anaheim - San Diego et Evanston.
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Pour conclure, nous devons mettre en ouvre les conclusions de la commission de travail mise en place pour l'application du plan stratégique dans notre zone : |
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La stagnation des effectifs depuis 10ans, l'image floue du Rotary en France, une connaissance trop partielle de l'organisation exigent des rotariens une approche nouvelle de la formation et du leadership. |
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Une fondation rotary France associée à la fondation rotary reconnue par l'État qui nous permettrait en plus des déductions fiscales et du mécénat de réaliser plus d'actions sans coût supplémentaire pour les rotariens, sans parler de la dimension que prendrait alors le Rotary en France.
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Une « culture rotarienne » plus forte dans laquelle le Codifam et « le Rotarien » ont leur part à prendre. |
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Serge Gouteyron |
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RI Director 2004/06 |
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RI Vice Président 2005-06 |
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