|
|
|
> Le Rotary International |
|
| |
|
|
 > Les Programmes Jeunesse |
|
 |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
 > Les Actions du District |
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
|
 |
|
|
|
| |
Jeunesse, humanisme, fraicheur, détente et sérieux.
Voilà quelques qualificatifs que l'esprit peut attribuer
à la Conférence de District 1650 vécue le 05 Avril dernier. |
|
| |
| |
Organisée par les Clubs de Rennes, animée par Claude Desbordes avec un fond très fortement inspiré par Brigitte Delahaie Gouverneur, cette Conférence de District s'inscrit largement parmi les plus mémorables. |
|
Débutée à l'heure avec la présence du Représentant du Président du Rotary International Claude SIRE et dans le respect des traditions, Hymnes et brèves interventions d'ouverture cette manifestation rotarienne est lancée. La matinée passe comme un éclair tant la qualité des interventions est intéressante. |
|
Madame Roselyne FRANCOIS député Européen, adjointe au Maire de Rennes nous parle de la Jeunesse et de son avenir de l'Europe avec clarté. |
|
Engagement et volonté de réussir caractérisent la présentation des membres de l' Interact d'Auray. Constructifs et plein d'espoir ils comptent sur les Rotariens, à nous de ne pas décevoir un tel engagement. >> L'intervention de Chantal Pelhate |
| |
|
|
Les membres présents et le Président du Rotaract de Rennes présentent leur programme et les actions déjà réalisées avec une belle maitrise de l'expression orale.
|
|
Remise de Charte au Rotaract de Vannes, leur volonté de réussir est telle qu'il est regrettable que d'autres Club Rotariens ne s'engagent pas à créer un Rotaract dans les Villes où c'est possible. Viviers pour le recrutement de futurs Rotariens, à condition de les suivre. |
|
Jacques DAGUZAN avec la qualité d'intervention qui lui est reconnue présente L'Europe et les Jeunes 2008. Un bref regard sur l'édition 2007 avec des extraits de reportages effectués par les jeunes de retour de leur « aventure » d'un mois à l'étranger. Etonnants et très appréciés par les Rotariens ces extraits. |
|
Toujours dans le cadre de la jeunesse active, Xavier Le GARREC, la vingtaine d'années et déjà Président du Comité de Bretagne du Parlement Européen des jeunes expose clairement sans note ni papier son engagement. Ses amis et lui agissent pour faire avancer leurs idées constructives dans le cadre de l'évolution de la jeunesse Européenne et de la préparation du Parlement Européen de jeunes à Rennes en Octobre 2008. |
|
Franck Guillet avec son équipe très rapprochée confirme (pour ceux qui ne le savent pas encore) un engagement presqu'une vocation pour l'échange scolaire d'un an, action difficile et délicate mais tellement satisfaisante. Un spectacle préparé de façon quasi inopinée apporte dans la salle rire, fraicheur, et détente. Bravo à Franck et à toute son équipe. |
|
|
|
Julien Colder du Club de Carhaix présente l'idée de son groupe de travail, toujours dans le cadre de la jeunesse. C'est une véritable mise en pratique d'un des fondements du Rotary , celui de mettre au service de la jeunesse son tissu relationnel afin de favoriser la réalisation de stages pour les jeunes étudiants dans le cadre du cursus scolaire. Julien a besoin de tous pour avancer.
|
|
S'il est bien une action organisée pour les jeunes par la fondation Rotary avec la participation du District, c'est l'E.G.E. que présente Claude Theard. La présence de l'équipe EGE qui vient de Floride dont les membres dynamiques se présentent tour à tour et terminent par un mini spectacle amenant à nouveau détente et bonne humeur à tous.
|
|
|
|
Un témoignage fort, fait en vidéo, un programme dense mais bien structuré, font de la présentation des bourses du district par Jacques Kérisit un moment important auquel davantage de Clubs pourraient s'intéresser. En effet le témoignage de Léa GLIN qui bénéficie d'une bourse du District lui permettant de suivre des études dans des conditions qu'elle n'aurait jamais pu rencontrer devrait inciter d'autres actes de candidature aux bourses.
|
|
Il est déjà onze heures ce matin du 5 Avril, tout est tellement de qualité que chacun trouve le temps trop court et la Conférence de District se poursuit sur le même rythme de qualité mené de main de maitre par Claude Desbordes.
|
|
Bouclé, file d'attente, il ya bien longtemps que le Ryla n'avait obtenu un tel succès. Daniel Champs présente un programme qui fait regretter de ne plus avoir l'âge pour y participer. Remarquable organisation des Clubs de Quimper.
|
|
Jeunesse et esprit d'entreprise ; Monsieur Mario Piromalli intervenant extérieur au Rotary et créateur de son entreprise expose sa vision ouverte vers la chance à donner aux jeunes et à leur développement. C'est un véritable témoignage de dynamisme que nous fait passer Monsieur Piromalli. |
| |
Toujours clair et précis, Claude Champs présente l'action : « Un jour, un métier » celle-ci réalisée par le Club de Quimper consiste à : |
| |
|
|
Passer un accord avec un IUT tech de co ou équivalent (orienté entreprise obligatoirement) dans la ville du Club. |
|
Convaincre les profs que les jeunes de 1ère année ne connaissent pas ou peu le monde de l'entreprise. |
|
Fédérer tous les réseaux économiques locaux (Clubs d'entreprises, CCI, CJD, DCF etc...) pour trouver les entreprises qui mettront un ou plusieurs tuteurs à disposition 3 journées à raison d'1 par semaine (les meilleurs commerciaux de préférence) |
|
Demander aux jeunes de confirmer par mail leur lieu et date de stage pour vérifier que leur maîtrise d'internet est ok et que leur orthographe, adresse e'mail sont acceptables. |
|
Débriefer ensuite. |
| |
|
Intervention claire de Claude SIRE représentant du Président du Rotary International ( >> L'Intervention de Claude Sire ) présenté par son ami Patrick LEMOINE .Orientée vers la jeunesse et les propositions d'action du Rotary International il y est question de choses importantes dont : |
| |
|
POLIO PLUS, ne pas baisser les bras si prés du but d'autant que Bill Gates est disposé à participer à l'opération à condition que les Rotariens du monde se remobilisent fortement en apportant ensemble la même somme que lui. |
|
LA FONDATION DU ROTARY face aux problématique du monde, la jeunesse, la faim, l'illettrisme entre autres. |
| |
Fin de la matinée, sauf pour les présidents de Club qui sont invités à rester quelques instants avant d'aller déjeuner afin d'assister à la réunion d'ACRODI, l'association qui gère le district 1650. Approbation des comptes. |
|
Pendant ce temps, direction la partie restauration de la salle de conférence, les rotariens sont invités à se regrouper par Club pour « l'appel des Clubs » qui aura lieu à la fin du déjeuner. |
|
Détente, échanges prises de contact, c'est cela la convivialité au cours d'un repas amical au Rotary . Pendant que chacun se restaure, quelques membres des Clubs organisateurs, préparent la partie "questions" de l'intervention de Monsieur Jean-Pierre RAFARIN de l'après midi en distribuant des papiers pour les questions. |
|
Moment toujours très sympathique, l'appel des Clubs est apprécié, même si un ou deux Clubs passent bien involontairement en dehors de la logique alphabétique et se trouvent oubliés. Brigitte appelle à retourner dans la salle de conférence pour un moment de relaxation avant de reprendre les activités. |
|
Claude Desbordes avec persuasion, persévérance et le calme nécessaire emmène à ce moment les rotariens, vers un calme respecté. |
|
Le dynamisme, la foi, la certitude de l'intervenante suivante : Andrézza Zeitune ( >> L'intervention d'Andrezza Zeitune ) ne laisse personne indifférent. Sa conviction et son engagement pour la Paix grâce aux enseignements reçus dans les Centres Rotariens pour la Paix ne peuvent laisser personne indifférent. Quel espoir dans la jeunesse de cette qualité. |
| |
|
|
La projection d'un film de 3 minutes sur les actions humanitaires du Rotary permet de préparer « l'ambiance » pour la venue de Jean-Pierre Raffarin. |
|
Monsieur Jean Pierre Raffarin, remarquable de connaissance dans son sujet « Humanisme et Diversité » captive la salle pendant plus d'une heure. |
|
|
|
|
|
| |
Après une pause durant laquelle chacun disserte sur l'intervention de Monsieur Jean Pierre Raffarin, c'est Madame Marie Josée Geffroy Gouverneur Inner Wheel du District 65 qui oriente son exposé sur l'éducation des filles en partenariat avec l'UNICEF. |
|
L'intervention suivante se trouve presque naturellement engagée puisqu'il s'agit de traiter " La Parentalité ". Chantal Cabarbaye retrace la réunion qui a eu lieu à l'Ecole supérieure de commerce de Rennes à ce propos. Prés de quatre cent personnes y ont participé, c'est dire que le sujet est motivant. Il s'agit d'indiquer aux parents ayant des difficultés sérieuses avec leurs enfants les voies possibles et les associations auprès desquelles ils peuvent trouver assistance. Une très belle action organisée par le Club de Rennes Sévigné Triskel. |
|
Notre représentant du Président International Claude Sire dans un langage et une expression clairs tire une conclusion pleine d'espoir dans les actions vers la jeunesse et félicite Brigitte Delahaie de la qualité de cette Conférence de District. |
| |
Pour continuer sur le coté à la fois ludique et sérieux de la journée les remerciements et félicitations s'envolent, un peu que comme les ballons porteurs de messages et qualificatifs qui sont envoyés sur scène par les participants à cette brillante Conférence du District 1650 |
|
Gérard Guillou, notre futur gouverneur, donne rendez-vous à tous les présents et à travers eux aux membres des Clubs à l'Assemblée de District du samedi 28 juin 2008 à Vannes. |
| |
| Un Cocktail Spectacle musical avec le Big Band de Lamballe termine, toujours dans la convivialité cette Conférence de District. |
| |
|
| |
|
| |
|
|
|
| |
|
INTERVENTION D'ANDREZZA ZEITUNE |
| |
| Cher Représentant du président International, |
| Chère Gouverneur, |
| Chers rotariens, |
| Mesdames et Messieurs |
| |
Je crois que j'ai participé à une dizaine de conférences de district, aux USA, au Canada et au Brésil et c'est un grand plaisir d'être aujourd'hui parmi vous en faisant partie de cette conférence de district et je remercie Mme Brigitte Delahaie pour son invitation |
| |
| Je me rappelle le jour où j'ai reçu l'appel de Mme Brigitte Delahaie m'invitant pour faire partie de cette belle conférence. |
Ce jour là, Brigitte m'a dit qu'elle était sure que je connaissais l'intervenant qui parlerait juste avant moi. Tout de suite j'ai pensé que c'était un ancien Gouverneur d'un district où j'avais participé à sa conférence ou même un étudiant qui avait suivi la même formation que moi et là , elle m'annonce : « Monsieur Raffarin ». Tout se suite je lui réponds : « Mais non ! Je ne peux pas parler après Mr Raffarin, je vais me sentir toute petite ! » . Après je me suis calmé et j'ai pensé Mr Raffarin est quelqu'un de très important, il ne va pas rester pour mon intervention. |
| |
| Et pour ma surprise Mr Raffarin, vous êtes là ! |
| |
Alors je voudrais vous dire que je serai très ravie de vous écouter et que je suis très honorée d'avoir quelqu'un de si célèbre comme vous parmi nous aujourd'hui. |
Je vous remercie d'avance pour votre attention et votre patience. |
|
Maintenant, laisser moi me présenter : je m'appelle Andrezza, je suis brésilienne d'origine italienne et j'ai le privilège d'avoir reçu une bourse de la Fondation Rotary pour faire mes études de niveau Master au centre d'études pour la paix et la résolution des conflits à Sciences Po Paris. |
|
J'avoue que ces 2 ans d'études à Paris ont changé ma vie. Vous savez mieux que moi le but du Rotary, c'est l'entente entre les peuples et c'est à partir de cette idée que les centres d'études internationales pour la paix ont été créés pour former des vecteurs de la paix un peu partout dans le monde. |
|
Les objectifs en commun de ces centres sont : travailler pour apporter la médiation, la résolution des conflits et la paix où il existe la guerre. La compréhension où il y a la désharmonie. La sécurité alimentaire où il existe la faim. Les soins médicaux où il existe la maladie. L'éducation où il existe l'illettrisme. La préservation de l'environnement où il y a la dégradation et le développement durable où il existe la pauvreté. |
|
Les deux années d'études à Paris ont été à la fois difficiles et passionnantes. Difficiles parce qu'une grande école française est déjà un grand challenge pour un étudiant de nationalité française et encore plus difficile pour des étudiants étrangers, qu'à part les difficultés inhérentes au niveau d'excellence de Sciences Po Paris il s'ajoute la difficulté de la maîtrise de la belle langue française. Passionnantes parce que j'apprendrais des sujets qui vraiment me fascinent tels que les droits de l'Homme, la géopolitique, le maintien de la paix....à part ça, il faut citer le privilège d'habiter dans une ville comme Paris, pleine d'histoire, de culture, de bons plats et de bons vins ! |
|
Après avoir reçu mon diplôme à Sciences Po, j'ai débuté un stage à l'UNESCO dans le secteur de l'éducation et quelques mois après la fin de mon stage, j'étais invitée à travailler dans le secteur des Relations extérieures et de la coopération où j'y suis depuis un an et demi. |
|
Dans mon travail j'ai deux tâches différentes. Ma première tâche est les aides d'urgences accordées aux pays en cas de catastrophe naturel ou post-conflit. Il faut dire que l'UNESCO n'est pas une organisation humanitaire et par conséquent même notre définition «d'urgence» n'est pas pareille à celle d'une organisation comme « La croix rouge » ou « Les médecins sans frontières ». Ça veut dire qu'on intervient dans les pays qui ont souffert des catastrophes quand il n'y a plus des risques de vie et notre aide est presque symbolique : on donne au maximum U$50.000 pour aider à reconstruire des écoles, acheter des matériaux et mobiliers scolaires, restaurer des monuments culturels, c'est-à-dire des aides dans le domaine d'action de l'UNESCO. |
|
Ma deuxième tâche c'est de faire la liaison entre l'UNESCO et les organisations internationales non gouvernementales. Grosso modo c'est à moi de faire la gestion des projets envers l'éducation, la culture, la science, les sciences humaines et la communication présentés par ces ONG qui sont financés par l'UNESCO. |
|
L'UNESCO a un budget de 300 millions de dollars par an. 300 millions peuvent paraître une somme importante, mais il faut se rappeler que cette Organisation est surtout responsable d'une éducation de qualité en 193 pays. Pour vous faire une comparaison, je vous cite l'université de Stanford en Californie qui a un budget 3,5 plus important que celui de l'UNESCO. Je vous rappelle que la priorité de l'UNESCO est l'éducation de base surtout dans les pays les moins développés tandis que l'université de Stanford s'occupe des étudiants brillants et par conséquent très privilégiés. Je n'enlève pas du tout le mérite de ces étudiants qui sont à Stanford, même parce que je sais qu'ils ont travaillé dur pour arriver où ils sont, mais avec cet exemple j'essaie de vous montrer la contradiction qu'on voit dans le monde d'aujourd'hui où on investi beaucoup dans une petite classe privilégié et on oublie une énorme partie des démunis. |
|
Près d'un milliard de personnes vivent encore avec moins d'un dollar par jour; plus d'un adulte sur quatre, dont deux tiers de femmes, ne sait ni lire ni écrire, et chaque jour 50 000 victimes de la misère meurent. Nous ne pouvons pas banaliser la misère en l'acceptant comme si elle était normale. Nous ne pouvons pas dîner en regardant des scènes de violence et de misère sans perdre l'appétit. Nous devons proclamer haut et fort notre refus de la misère. |
|
Même dans un scénario négatif comme celui que je viens de décrire, je garde l'espoir et je reste positive, je crois que la paix est possible et qu'elle dépend de chacun de nous. En travaillant pour une grande organisation internationale j'ai appris que nous vivons dans une époque marquée par la mondialisation de l'économie et que comme les grandes organisations internationales sont liées directement aux pays, puisque ces derniers sont leurs membres fondateurs, elles ne sont pas libres et ainsi comme ses Etats membres elles fournissent l'économie (Par conséquent je ne crois pas beaucoup aux grandes organisations internationales, ni aux gouvernements, une fois qu'ils considèrent que la richesse matérielle est plus importante que la richesse humaine). |
|
Je crois en la richesse humaine, je crois à la société civile, je crois aux petites ONG qui n'ont pas beaucoup de ressources, mais qui ont beaucoup de courage et de bonnes volontés. Je crois à ce que mes parents m'ont appris et qu'un jour j'apprendrai à mes enfants. |
|
Je crois en moi, je crois au Rotary International, je crois au gouverneur du district, je crois aux jeunes de l'Interact et du Rotaract, je crois en chacun de vous. Je crois au Rotary parce que nous faisons des choses concrètes. La bureaucratie et la hiérarchisation de classes me fatiguent, tandis que les actions et le travail en équipe me stimulent. |
|
C'est à nous, des êtres humains communs de cultiver la paix, de respecter et reconnaître la diversité de nos cultures et de nos formes d'expression, ainsi que les différentes façons d'être un être humain. C'est à nous de nous rendre chaque jour davantage vigilants à l'égard de toutes les manifestations de racisme, de xénophobie et d'exclusion. Seule une meilleure compréhension et connaissance réciproques pouvaient construire dans l'esprit des hommes « les défenses de la paix ». |
|
La tolérance est essentielle et concerne tout un chacun. De même que les craintes qui donnent naissance à l'intolérance sont individuelles et privées, la lutte pour la tolérance est individuelle, et doit par conséquent être menée par chacun de nous. Il appartient à chaque être humain, dans son cœur et dans son esprit, d'affirmer la dignité d'autrui et de parvenir à concilier les différences. |
|
Dans ce sens, je voudrais vous dire qu'il y a une énorme différence entre regarder et voir. Nous regardons tous le monde avec les mêmes yeux, mais chacun de nous voit le monde avec son âme, qui est unique. Alors je pense que c'est notre responsabilité de regarder et surtout de voir le monde avec les yeux et l'âme pleins de tendresse. |
| |
| Andrezza Zeitune |
| |
|
|
|
| |
|
INTERVENTION DE CLAUDE SIRE |
| |
Cher amis rotariennes et rotariens , |
| |
| C'est pour moi une grande joie d'être ici aujourd'hui et de m'adresser directement à vous. |
| |
| C'est aussi un grand et double honneur : |
| |
|
|
celui de représenter le Président du Rotary International Wilfried WILKINSON dont l'engagement au Service du Rotary est un exemple commencé il y a 45 ans ; |
|
et celui de porter – en son nom - les messages de notre organisation au plus grand nombre de ses membres. |
| |
Un Président du RI qui n'hésite pas à qualifier de magique notre organisation ; ce mouvement qui permet à des hommes ordinaires de faire des choses extraordinaires ; qui offre à des gens comme vous et moi (dont la vie est réglée par leur famille, leur travail, leur quartier) de dépasser le quotidien de leur seule existence, de faire mieux et d'être plus. Oui, ouvrir son cœur à tous les vents et à tous les gens et partager cet Amour qui nous meut avec le monde entier. |
| |
|
|
le partager par le biais de l'Action Intérieure car les clubs sont la cheville ouvrière du Rotary. Il nous appartient d'en renforcer les ressources humaines, de les ouvrir, de les rendre accueillants et de maintenir leur convivialité ; |
|
le partager par le biais de l'Action Professionnelle car ne l'oublions pas nous représentons le Rotary dans notre vie professionnelle en partageant nos talents, nos connaissances, notre expertise et nos valeurs ; |
|
le partager au travers de l'Action d'Intérêt Public par l'aide que nous apportons à notre propre collectivité. C'est là notre responsabilité première ; |
|
le partager par le biais de l'Action Internationale car nous savons que si nous ne pouvons traiter seul les problèmes, nous pouvons compter sur l'aide des Rotariens du monde entier ; |
|
le partager en nous intéressant à la Jeunesse du monde entier : elle est notre avenir. Quelle joie pour moi de voir - aujourd'hui - que vous en avez fait un thème majeur de votre conférence. |
|
Le partager en faisant en sorte qu'il y ait de plus en plus « d'ouvriers » attelés à la tâche. La pire des pannes pour une organisation n'est-elle pas la panne d'hommes : elle conduit à sa disparition. Le premier devoir du rotarien à l'intérieur de son organisation est d'engager un filleul qui assurera son héritage. Sans nouveaux membres, vous le savez bien – il ne faut que quelques décennies pour voir une organisation disparaître. |
| |
|
Vous avez beaucoup donné au cours de cette année : |
| |
|
| d'abord en consacrant l'essentiel de vos actions aux thèmes constamment reconduits par nos Présidents successifs : |
| |
|
l'eau, |
| |
|
la santé, |
| |
|
la faim, |
| |
|
l'alphabétisation. |
| |
Ces besoins de base de l'Humanité qui sont au cœur du Rotary. |
| |
|
| mais vous y avez ajouté aussi : |
| |
|
la famille, |
| |
|
la jeunesse, |
| |
|
l'éradication définitive de la polio pour laquelle vous le savez nous avons bénéficié de la Fondation Bill Gates, d'un don de 100 Millions de $ qui engage aussi notre organisation à faire de même. |
| |
|
Et ce qui est l'essence du Rotary : l'Amour et la Bonté. |
| |
Permettez que je revienne de façon plus approfondie sur quelques points considérés comme les plus importants : |
| |
|
1 |
pour évoquer avec vous le problème du changement et de l'adaptation de notre mouvement et celui du développement de ses ressources humaines ; |
2 |
pour vous parler de façon plus factuelle de l'éradication de la polio ; |
3 |
pour évoquer les besoins de fonds de notre Fondation. |
| |
1° - S'adapter ou Périr et développer nos ressources humaines : |
| |
Il est démontré depuis toujours que les organisations qui embrassent le changement sont plus enclines à prospérer que celles qui le refusent. Une célèbre école internationale récompense ses élèves avec un dinosaure portant l'inscription « s'adapter ou périr », qui est un rappel au nécessaire changement de toute organisation. |
| |
Le Rotary va-t-il s'adapter ou devenir un dinosaure ? |
|
| Quelques chiffres : |
|
tous les trois ans les connaissances humaines doublent, |
|
chaque jour 7.000 articles scientifiques et techniques nouveaux sont publiés, |
|
en fin d'études, un lycéen aura été confronté à plus d'informations que son grand père pendant toute une vie, |
|
les trois prochaines décennies connaîtront autant de changement que les trois derniers siècles. |
| |
|
Le Rotary sera touché par ce changement sociétal. |
|
C'est ce contexte et son évolution qui ont motivé le Rotary International à développer un plan de vision stratégique pour le guider vers son deuxième siècle de service. Adapté aux différentes zones géographiques pour tenir compte des spécificités de celles ci, il fait l'objet d'un plan de Leadership Club qui trouve son objet dans plusieurs processus : |
|
Continuité des projets, |
|
Consensus pour prise de décisions et objectifs, |
|
Equilibrage des activités de service et d'amitié, |
|
Dirigeants de clubs mieux formés, |
|
Participation active de chaque membre, |
|
Permanence de la formation pour tous, |
|
Plan de relève des dirigeants du club. |
| |
|
La mise en œuvre de ce PLC exige patience et persévérance ; il est le prix à payer pour notre survie. |
| |
Développer nos ressources humaines : |
|
| Pourquoi tant insister sur la croissance et le développement des ressources humaines ? Parce qu'il s'agit de la survie du Rotary. |
| |
Développer et augmenter les ressources humaines se limite trop souvent à l'incantation dans un domaine où il s'agit d'appliquer des méthodes connues de tous portant des objectifs quantifiés et planifiés dans le temps et une mise en œuvre déployée dans un processus rigoureux . |
| |
En outre et hélas encore trop souvent, alors que la société leur fait une place de plus en plus grande, les femmes ne sont pas considérées comme un levier de développement particulièrement riche et efficace. Enfin sommes-nous capables d'organiser le fonctionnement de nos clubs de telle façon que les jeunes générations puissent s'y intégrer levant par ce seul fait le sacro-saint argument qui voudrait « qu'elles n'aient pas le temps ». |
| |
Ajouterais-je à vos réflexions cette dernière observation qui n'est pas dissociable du changement : les cadres d'aujourd'hui ne sont plus ceux d'hier ne fut-ce que par les technologies mises à leur disposition qui les relient en permanence à leur bureau alors qu'ils ne s'y trouvent pas ; de même la famille des jeunes générations a semble-t-il pris plus de poids dans leur vie et même si la monoparentalité se développant il s'agit là d'un paradoxe apparent. |
|
Nous devons être créatifs et imaginatifs. C'est en questionnant les jeunes générations que nous obtiendrons la réponse à certains de nos problèmes. |
| |
2° - Abordons la question de l'éradication de la polio et du programme polio plus |
| |
C'est en 1985 qu'a été lancé le programme Polio Plus avec la collaboration de l'OMS, l'UNICEF, et quelques autres. |
| |
Jusqu'en 2007 la participation totale du RI a été de 650 Millions de $ auxquels il faut ajouter des dons en nature de plusieurs millions et surtout la participation de centaines de milliers de bénévoles que l'on peut estimer à 1 million. |
|
Cent vingt deux pays ont reçu des fonds Polio plus ; 5 millions de cas de polio auront été évités ; deux milliards d'enfants ont été vaccinés. Rien qu'en 2006, 375 millions d'enfants ont été vaccinés et plus 2,1 milliards de doses de vaccins ont été utilisées. |
|
En 1988, 10 % des enfants vivaient dans des pays exempts de polio ; en 2007, 70 % des enfants étaient dans ce cas. |
|
De 125 pays où ce fléau était endémique il n'en reste que 4 (Afghanistan, Inde, Pakistan et Nigéria) |
Le risque de réinfection existe tant que l'épidémie ne sera pas éradiquée dans ces 4 derniers pays. |
| |
En 1985, nous avons promis aux enfants du monde que nous allions éradiquer la polio ; nous allons tenir cette promesse. |
| |
3° - Besoins de fonds de la Fondation |
| |
Les dons annuels sont la pierre angulaire de notre Fondation. Ils sont le carburant qui fait tourner les programmes. Mais savez-vous qu'il y a encore des clubs qui n'ont pas pris la dimension réelle de cette institution ? Sans elle rien de grand dans le monde ne peut se faire. Ce n'est plus une petite structure répondant à des petits besoins.
Nous sommes amenés à soutenir des actions de santé de très grande envergure et nous nous impliquons de plus en plus dans la gestion de l'eau.
Non seulement les rotariens sont des donateurs généreux mais il leur faudra trouver en dehors de leur propre organisation les moyens complémentaires nécessaires à des actions de caractère mondial.
Ils en sont capables ; vous en êtes capables ; alors, n'ayez pas peur, ne craignez rien : OSEZ, …Soyez de ces êtres purs et humbles …qui mènent leur vie haut et fort…qui pour l'essentiel font de leur mieux et pour l'accessoire ce qu'ils ont pu…..mais faites en sorte de ne pas rester coi quand il vous sera posé la question : |
| |
Rotarien, qu'as-tu fait de tes talents ? |
|
| |
|
| Claude SIRE |
| |
|
|
|
| |
| |
|
INTERVENTION DE CHANTAL PELHATE |
|
| |
Chères Rotariennes, Chers Rotariens, Bonjour, |
| |
| Josselin vient de vous faire la présentation des différentes actions du Club Interact du Golfe du Morbihan pour l'année 2007-2008. |
Mais l'essentiel de l'animation d'un club Interact n'est pas dans l'alignement des actions tout au long de l'année, l'objectif est beaucoup plus subtil ! |
Il est souhaitable d'amener chaque membre du groupe et le groupe tout entier à réfléchir autour d'un projet qui réponde à ces trois questions : |
|
1 - |
Qu'avons-nous envie de faire ? |
2 - |
Comment le faire ? |
3 - |
Pour qui le faire ? |
|
|
Entre 14 et 18 ans, un jeune peut balancer entre pas d'idée ou trop d'idées, entre paralysie ou frénésie d'actions. Or pour qu'un projet aboutisse il y a nécessité :
|
|
1 - |
D'avoir le consensus du groupe sur l'objectif |
2 - |
D'ancrer ce projet dans une réalité |
3 - |
Donc de faire l'apprentissage de règles administratives (ex demander une autorisation préfectorale ou de la mairie, ou d'un directeur d'établissement etc. ;) |
4 - |
Lorsque l'on est responsable de ces démarches, il faudra gérer ses disponibilités avec les horaires administratifs, pas évidents lorsqu'on est contraint par le cadre scolaire, familial ou ses activités extra scolaires. |
5 - |
Après l'action, s'il y a gains, fera-t-on un don partiel ou intégral à l'association prévue ? |
6 - |
Mais surtout, à toutes les phases du projet il faudra être respectueux de ses engagements, sinon l'action peut être annulée très vite. |
7 - |
Bref, chaque phase d'un projet est un sujet à réflexions, interrogations, mise en commun, discussions, plaisanteries et parfois frustrations ! |
| |
|
Si certaines années sont riches en échanges et progression, d'autres sont très frustrantes lorsqu'un président ou un membre du groupe sape le travail du groupe ! |
| Mais quelle école pour leur vie future ! |
| Car ils sont aujourd'hui les moteurs de leur vie interactienne, ils seront demain mieux armés pour la vie de groupe. |
| |
| L'animateur adulte gère de loin la dynamique du groupe, sans s'immiscer directement lors de la rencontre. |
| |
En début d'année je suis plus attentive à aider le président à construire son ordre du jour avant la réunion afin qu'il soit plus assuré ensuite et qu'il prenne progressivement son autonomie. |
| |
Notre club est supervisé par un rotarien. Cette année Philippe Prost fait le lien entre le Rotary Club d'Auray et le club Interact du Golfe du Morbihan. Pour ma part, j'anime ce club depuis 8 ans. |
| |
Cette année le club Interact est constitué de 4 enfants de rotariens, d'un lion's, de 3 amis de ceux-ci et de 4 étudiants d'échange. Ils viennent de 5 collèges ou lycées différents. |
| |
| Deux anciens Interactiens participent au Rotaract : Alison Brabec à Rennes et Richard Guillet à Vannes. |
| |
Devant la richesse de huit années Interactiennes je ne peux que vous inciter à constituer un club Interact à partir de votre club. La jeunesse ne peut qu'apporter un souffle de dynamisme et de joie au Rotary. |
|
Bien évidemment je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et suis disponible pour vous rencontrer si vous le souhaitez. |
|
Chantal PELHATE |
|
|
|
| |
|
INTERVENTION DE JEAN-PIERRE RAFFARIN |
| |
| Extraits |
| |
| I - De ma vie à Matignon, j’ai tiré trois leçons |
|
Notre pays a un immense potentiel, naître en France aujourd’hui, c’est une chance. Malgré cela, nous avons trois caractéristiques de notre tempérament national qu’il faut corriger : |
|
1 |
La France a trop ses volets clos sur le monde. |
| |
|
|
Je crains plus le repli que le déclin. Le monde entre comme par effraction en France. Nous construisons des digues de papier, des lignes « maginot » contre la grande vague de la mondialisation. Tony Blair : c’est sans doute à cause du fameux «N’ayez pas peur » qu’il est devenu catholique. « Il faut maximaliser les opportunités et minimiser les difficultés ». |
| |
|
| |
Que nos universités se comparent à Shanghaï, Montréal ou Beer Sheva ! - Que nos villes se comparent à Berlin, Amsterdam ou Barcelone ! - Que nos PME se comparent aussi à celles d’Allemagne, d’Italie ou de l’Inde ! |
| |
Ouvrons les fenêtres de la France. |
|
|
2 |
Nous vivons dans une double inconscience du temps : on méconnait des urgences, on ignore le long terme. |
| |
|
|
Edgar Morin : «A force de sacrifier l’essentiel à l’urgent, on oublie l’urgence de l’essentiel ».
Certaines réformes sont urgentes (Universités, réforme de l’Etat, contrat de travail….) d’autres ont besoin de la durée (développement durable, système éducatif…). |
| |
|
|
La France ignorait la démographie, science sociale majeure : on a sans doute construit trop de lycées, on ne maîtrise pas la dé-mographie médicale... L’imprévoyance a, dans le passé, marqué la vision des retraites, les financements de la dépendance n’ont pas été anticipés.
Je crois avoir été à la tête du premier gouvernement qui a véritablement pris en compte le vieillissement de la société (réforme des retraites, Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie, loi sur les territoires ruraux….). |
| |
3 |
Nous avons trop la religion de la politique |
| |
|
| |
Nous sommes l’un des rares pays où l’on croit que la politique peut tout faire. On croit encore que la France peut, seule, s’oppo-ser au développement des OGM où à la propagation des fonds souverains. |
| |
Dans son livre « La richesse révolutionnaire » Alvin Toffler compare la vitesse d’initiatives de nos différentes institutions.
Les 3 plus rapides : - les entreprises, la société civile (Associations, ONG) et la famille.
Les 3 plus lentes : - « les machines à réglementation », les structures politiques et la gouvernance mondiale (OMC, FMI,…).
Sans alliés, le politique est souvent impuissant. J’ai pu faire la réforme des retraites avec la CDFT, l’acte II de la décentralisation avec les collectivités territoriales, le partenariat public-privé (ppp) avec nos grandes entreprises…. Le pouvoir politique solitaire n’existe plus. La politique pour être efficace doit partager.
A trop faire croire aux miracles, comme une étude l’a récemment montré, on prive les jeunes français de la confiance en eux-mêmes. |
| |
|
| II – A l’issue de mes 3 ans à Matignon, j’ai cherché à mieux anticiper les mouvements du Monde |
|
En cohérence avec mon mandat de Sénateur, membre de la Commission des Affaires Etrangères, j’ai travaillé avec constance et sans à priori sur 4 théâtres de la mondialisation : |
| |
|
| |
- La Chine : j’ai accéléré mon observation de la Chine que j’avais commencé avec Dominique Bussereau, il y a 30 ans. Je m’y rends une à deux fois par an.
- Israël : je préside le Comité Français de l’Université de Ben Gourion dans le désert de Négev
- La Tunisie : j’ai remplacé depuis 3 ans Raymond Barre au Forum annuel de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise
- Le Québec : avec les fêtes du 400ème anniversaire de Québec, je participe à la préparation de ce qui va être la fête mondiale de la diversité |
| |
|
| III – Les 3 observations de mon travail sur la mondialisation |
|
1 |
L’avenir du monde est asiatique |
| |
|
| |
La Chine sera la première puissance du monde au XXIème siècle.
Chine + Inde = (Europe + USA) x 2.
La Chine surmontera ses crises : Wen Jibao : «ne croyez pas que nous ne sommes pas intelligents, mais nous avançons à notre rythme ». Les fonds souverains chinois (+ Dubaï) s’engagent massivement en Afrique. Il ne s’agit pas seulement d’une pression économique mais aussi culturelle. Le confucianisme se développe, les normes chinoises deviennent des normes mondiales (classement universitaire de Shanghaï). |
| |
|
2 |
Du besoin d’autonomie au risque d’atomisation |
| |
|
| |
Les risques de Balkanisation du monde sont réels. Des régions fortes aspirent à devenir des Pays faibles. Les guerres de voisina-ge se multiplient. Le développement du Maghreb uni bute sur la question du Sahara occidental. La Chine met beaucoup d’eau dans son vin mais reste intransigeante sur la question de Taïwan, la Tchétchénie met en cause la réussite de Poutine. |
| |
Les égoïsmes, les nationalismes, les intégrismes, les séparatismes utilisent la culture de la diversité pour s’opposer, bloquer, voire détruire. |
| |
|
3 |
La diversité n’est durable que lorsqu’elle s’inscrit dans des grands projets |
| |
|
| |
- L’Université Ben Gourion fait profiter 40 pays de ses recherches sur le désert parce qu’elle s’est fixée un mot d’ordre ambi-tieux : faire fleurir le désert. Dans cette « université de la volonté » on croise « les étudiants de la diversité ».
- Le Canada a eu l’intelligence de confier son siège à l’UNESCO, temple de la diversité au Québec.
- La Chine gère étonnamment sa diversité se révélant en pratique sans doute à la fois le pays le plus centralisé mais aussi le plus décentralisé du monde (Carrefour a pu créer à ses débuts des dizaines de magasins avec les seuls accords des provinces).
- Les chefs d’entreprise du Monde Arabe réclament fortement et librement l’organisation d’un Maghreb uni quand ils constatent que la Tunisie est à partir du 1er janvier 2008 en zone de libre échange avec l’Europe mais qu’elle a les plus grandes difficultés à commercer avec l’Algérie.
Là bas, le projet de Nicolas Sarkozy de «l’union pour la Méditerranée » est très soutenu. L’idée de la diversité est une idée mo-derne et mondiale, elle a besoin d’une pensée pour s’organiser. Cette pensée peut être « l’humanisme de la diversité ». |
| |
|
| IV - Penser un humanisme de la diversité |
|
Au fond, cette idée de diversité a besoin d’une pensée. En reprenant les trois fondements de la philosophie de Luc Ferry dans son ouvrage « Apprendre à vivre », « la theoria», l’éthique et le salut, on pourrait définir un humanisme de la diversité autour de trois piliers : le Respect, l’Équilibre et le Dépassement.
Cette pensée est nécessaire pour que la diversité soit cette valeur positive, qui lui donne le statut pour devenir « Projet civilisa-teur » dans nos sociétés. |
| |
| |
- Le respect, la reconnaissance de l’autre, est le premier degré de la diversité. Son fondement républicain, mais pas seulement, est la valeur de la fraternité. L’expression politique du respect est le pluralisme. La démocratie en est le moins mauvais des mo-dèles quand elle ne cherche pas à imposer ces vues au nom d’un ethnocentrisme, illustration par excellence du « non-respect ». Le débat entre les philosophes – sinologues, François Julien et Jean-Luc Domenach, n’est pas médiocre :: quelle est la part de la pensée occidentale dans l’idéal des Droits de l’Homme ?
Sur le plan de la gouvernance internationale, le respect s’exprime par les avancées du multilatéralisme, la recherche de la règle commune qui en s’imposant à tous reconnaît chacun. L’assemblée générale des Nations Unies est pour un peuple le premier lieu du respect.
Sur le plan national, l’accueil fait par le pays à la nomination gouvernementale de Rachida Dati montre bien que le respect de la diversité s’affirme progressivement comme une valeur partagée. Il est cependant en France des citoyens qui mettent en doute le respect que la société leur porte : les habitants des territoires ruraux cherchent, en vain, dans l’action gouvernementale une politi-que d’aménagement du territoire. Trop souvent la complexité administrative, les lettres sans réponse, les attitudes discriminatoi-res sont les signes des efforts que doit faire encore la « France du respect ».
La diversité est aussi une valeur constituante de l’UMP. Notre famille est et doit rester pluraliste. Le Centre doit être à l’aise dans notre parti. Pour se déplacer dans le temps et dans l’espace la valeur universelle du respect doit toujours être rééquilibrée en fonction des situations et des rapports de force. Ce que Nicolas Sarkozy appelle « la réciprocité ». |
| |
| |
- L’équilibre est une recherche dynamique pour protéger le respect, la diversité. Cette dynamique de l’équilibre dans le monde conduit chacun à faire les efforts nécessaires pour tenter d’avancer à la vitesse du globe. L’attractivité, par exemple, est un indi-cateur de survie pour une économie qui doit capter les capitaux nomades et les emplois mobiles.
Pour un pays, le décrochage des équilibres de la planète signifie réellement le déclin. De ce point de vue, la réforme permanente de nos sociétés est une condition de l’équilibre mondial, un équilibre compétitif. (Le souci des échanges équilibrés est une condition par exemple d’un partenariat serein entre la Chine et l’Europe. Pour que la diversité prospère, elle doit être balancée, y compris sur le plan commercial. Je pourrais, pour la démonstration, inventer un nouveau proverbe chinois : « si tu veux partager ma croissance, partage aussi tes technologies ».)
Sur le plan politique, « la laïcité positive » est la règle de l’équilibre. Elle permet aux religions de s’exprimer mais leur interdit de muter en projet politique. La politique d’ouverture est aussi une bonne valorisation de la diversité. Sur le plan local, l’équilibre dans la diversité, conduit par exemple à préférer le caractère collégial d’une communauté de communes plutôt que d’accroî-tre la domination de la « commune-centre ». La parité est aussi une avancée nécessaire à la diversité. La diversité a aussi ses é | | | | |