Chers amis Rotariens
Après presque 6 mois en Inde, je suis à l'exacte moitié de ce voyage. Je passe le plus clair de mon temps à travailler, car le niveau scolaire dans l'école de commerce où je suis (Indian Institute of Management Lucknow) est absolument exigeant.
Le premier trimestre a pourtant été bon, tant que je n'ai pas à rougir de mes notes face à mes camarades indiens qui affichent presque tous des diplômes d'ingénieur et des scores impressionnants à leur examen d'entrée.
Si la masse de travail personnel est importante, je n'ai de cours en classe que les lundis et mardis. Cela me permet donc de voyager toutes les semaines, ou presque, en gardant une discipline scolaire stricte. De cette façon, j'ai pu visiter un grand nombre de villes du Nord du pays. Je voyage par train de nuit, suis dehors à l'aube pour visiter la ville, profite du déjeuner pour écrire le plus possible sur le blog et dans mon carnet de bord afin de ne laisser aucune de ces expériences s'échapper. L'après-midi, je visite un musée ou un parc, avant de rejoindre ma chambre d'hôtel pour travailler de 16h jusqu'à l'heure du dîner.
Nous sommes trois français (4 au départ, mais l'un d'entre nous a abandonné) qui poursuivons un an d'études ici. Nous sommes logés à part, ce que je trouve dommageable.
Nous avons par ailleurs rencontrés un nombre astronomique de soucis avec les différentes administrations indiennes, que ce soit les services de poste, du rail, ceux de l'école ou cx du suivi des étrangers. Un seul mot d'ordre : ne rien lâcher ! C'est fou comme le monde avance plus vite ici quand on bloque tout le service...
En tant que femme, le regard des hommes d'ici, si insistant et souvent déplacé, est parfois difficile à supporter. Mais une ou deux insultes en Hindi bien placées éloigne jusqu'ici efficacement tout mâle qui penserait avoir trouvé une fille facile. Intéressés, mais pas si dangereux, toutes précautions prises par ailleurs.
Bientôt, l'année scolaire sera finie. Déjà, le dernier trimestre sera consacré en ce qui me concerne à une seule matière, «course of personal studies», qui comme son nom le suggère est un cours en apprentissage autonome. Je pourrai donc quitter le campus plus longtemps, commencer à visiter le Sud de l'Inde tout en gardant contact avec mon professeur référent ; ce jusqu'à fin février. Je souhaite notamment me rendre dans une de ces «universités de va-nus-pieds» dont vous avez peut-être entendu parler («Barefoot College»).
Mon visa prendra fin bien plus tard, mi-mai 2012, suffisamment tard pour que je puisse me consacrer à mon autre projet : découvrir l'Inde à travers sa musique.
Grâce à la notoriété de l'école où j'étudie, j'ai déjà noué plusieurs contacts. Nul doute que je reviendrai avec des images et des témoignages passionnants à faire partager.
Ici, petit à petit, devient mienne cette fameuse maxime selon laquelle : «Les Voyages Forment La Jeunesse»
Bien cordialement,
Laura Martinache |