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Aide au financement de bourses de parcours en détention à la Maison d'Arrêt de RENNES |
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Et réévaluation des aides accordées aux indigents |
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Si la prison a une mission de garde (protection de la Société) elle a aussi un devoir de réinsertion car tout détenu sortira un jour de prison. |
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Or, L'Indigence en prison, l'illettrisme et l'analphabétisme , sont les ferments de la récidive. |
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L'objectif de cette bourse : Aider des détenus indigents à poursuivre leurs efforts de scolarité ou d'insertion sans avoir à donner la priorité au travail en prison pour sa simple rémunération . |
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LE CONSTAT ET QUELQUES CHIFFRES |
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La Maison d Arrêt des hommes de RENNES accueille à la fois des prévenus (en attente de jugement) et des condamnés. |
| La capacité théorique est de : 326 places |
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| 1 - LA POPULATION PENALE |
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| La population pénale est actuellement de : 494 personnes écrouées (dont 23 en semi-liberté et 15 sous bracelet électronique) |
| 180 sont prévenus en attente de jugement 258 sont condamnés définitifs |
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35% ont entre 21 et 30 ans |
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55% sont célibataires |
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45% n'ont aucun diplôme |
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15% sont indigents (moins de 45€ par mois) |
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16% sont étrangers |
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48% ne sont pas originaires de l'Ille & Vilaine |
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47% des condamnés purgent des peines inférieures à 1 an |
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Si la prison a une mission de garde (protection de la Société) elle a aussi un devoir de réinsertion car tout détenu sortira un jour de prison |
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| 2 - LE TRAVAIL EN PRISON |
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Seuls 20% des détenus hébergés travaillent ; Il existe environ : |
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50 postes en service général (entretien, cuisine, etc.…) |
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50 postes en ateliers de production (pliage, textile...) |
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24 places de formation professionnelle (14 apprentis cuisiniers, 10 agents d'entretien) |
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C'est une commission d'évaluation qui examine les ayant droit à ces formations, en donnant priorité aux indigents et aux profils psychologiques faibles. |
Reste le problème de l'inégalité des traitements dans les rémunérations même si globalement l'offre et les conditions de travail se sont améliorées. |
La journée de travail est de 5H 30 et est rémunérée environ 40% du SMIC ce qui donne environ 6.05 € par jour de travail |
Cela peut paraître faible, mais la production est très faible car les détenus sont sans formation. |
D'autre part, il y a la concurrence des CAT et des pays comme la Chine. |
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| 3 -
ANALPHABETISME ET ILLETTRISME |
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45 % des détenus n'ont aucun diplôme |
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16 % des détenus sont étrangers et manient peu ou pas du tout le français |
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Ces personnes sont particulièrement vulnérables et très souvent sujettes à la récidive dès qu'elles sont sorties de prison ayant purgé leur peine. |
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| 4 - L'INDIGENCE EN PRISON |
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L'indigence en détention peut revêtir deux formes : |
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Elle peut être ponctuelle lors de l'arrivée en prison (plus de la moitié des détenus arrivent en détention avec moins de 10 €) |
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Elle peut être permanente et durer tout le temps de l'incarcération. |
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Cet état d'indigence prive le détenu de toute possibilité de « cantiner » (acheter à la cantine de l'établissement les produits dont ils estiment avoir besoin - produits alimentaires- produits d'hygiène- papier à lettre -timbres -tabac -magazines- louer la télévision 16 € par mois - etc...) |
Car tout se paye en prison excepté les repas et les produits d'hygiène de base (papier toilette - savon) |
Ainsi, le seul moyen pour une personne détenue qui n'est pas aidée financièrement par sa famille d'avoir de l'argent est le travail ou la formation professionnelle rémunérée |
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| 5 - LUTTE CONTRE L'INDIGENCE ET L'ANALPHABETISME |
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L'ASDASS (Association de Soutien et de Développement des Activités Socioculturelles et Sportives) des détenus a pour mission de financer et cofinancer les activités sociales culturelles et sportives en prison et d'apporter une aide et un soutien financier aux situations d'indigence en prison. |
Chaque mois, elle aide les détenus qui disposent d'une somme inférieure à 20 € sur 2 mois en leur prêtant 10 € par mois tant que durera cette situation. |
| Charge au bénéficiaire de rembourser cette somme si sa situation s'améliore. |
| (à noter qu'on est loin des 45 € du critère national de l'indigence) |
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PROJET DE BOURSE DE PARCOURS |
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La majorité des détenus privilégient le travail comme source de revenu immédiate alors que certains devraient avoir comme priorité : |
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D'apprendre le français
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D'apprendre à lire et à écrire et à compter |
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De se remettre à niveau afin qu'à leur sortie de prison ils puissent envisager de se réinsérer plus facilement |
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Bien souvent, ce travail d'insertion qui s'avérerait extrêmement important est délaissé au profit d'un travail rémunérateur et cet effort, loin d'être l'apanage des faibles, devient « le luxe »des plus privilégiés qui peuvent alors par des aides extérieures utilisées pour améliorer le quotidien, trouver le temps de se scolariser, de se cultiver, ou de préparer leur sortie.
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Ainsi, avec la bourse, le détenu n'aura plus à faire un choix entre une rémunération et une scolarité formation. |
Cette démarche s'inscrit d'ailleurs totalement dans la dynamique des Règles Pénitentiaires Européennes. |
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Objectifs et définitions |
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L'objectif de cette bourse est d'aider un détenu indigent à poursuivre ses efforts de scolarité ou d'insertion sans avoir à prioriser le travail pour sa simple rémunération. |
Toute la population carcérale est concernée (prévenus et condamnés, en prison ferme ou en semi-liberté) |
Il ne s'agit pas de « payer » les détenus pour les inciter à produire des efforts d'insertion mais d'aider les détenus indigents à se mobiliser sur l'effort qui lui est le plus nécessaire et d'adapter les attributions aux situations de chacun ; |
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| Mise en œuvre |
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Chaque conseiller d'insertion et de probation (SPIP) est chargé d'évaluer les besoins et le parcours des détenus dont il assure le suivi. Il est le référent dans la proposition d'allocation de cette bourse.
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| Dans ce cadre, et en lien avec le détenu, il saisit la commission locale d'indigence et d'insertion. |
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| Cette commission est composée : |
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Des directions de la Maison d' Arrêt et du SPIP d'un officier pénitentiaire |
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De différents services et pôles de l'établissement |
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D'un représentant de l'ASDASS |
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D'un représentant des partenaires extérieurs qui appuient financièrement le projet |
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Cette commission se réunit une fois par mois et étudie les différentes demandes de bourses de parcours. |
| Chaque membre de la commission pourra donner son avis et une décision à la majorité sera prise. |
| La bourse sera allouée dans l'objectif du parcours présenté et tant que les conditions d'indigence précédemment définies seront rencontrées. |
| Chaque mois les situations seront à nouveau examinées permettant de confirmer ou de suspendre le versement de l'allocation. |
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REEVALUATION DE L'INDIGENCE |
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C'est le deuxième volet du projet : Rapprocher la somme actuellement versée aux indigents de celle des critères nationaux (45 €) en passant dans un premier temps de 10 à 20 € par mois pour arriver petit à petit à 45 € par mois |
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| CHIFFRAGE DU PROJET |
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BOURSES : |
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Dans un premier temps 20 bourses sont envisagées, basées sur un montant mensuel de 40 €
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Soit : 20 x40 x 12 = 9600 € par an |
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INDIGENCE : |
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50 détenus (70 – 20) auxquels on donnerait 20 € par mois |
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Soit : 50 x 20 x 12 = 12000 € par an |
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Ce projet devra être reconduit d'année en année et actualisé en fonction des besoins dans une logique de parcours et de pérennisation.
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| Bien sûr quels que soient les partenaires, l'ASDASS s'engage à participer au financement de ce projet |
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La participation de notre Club en soutenant ce projet correspond pleinement à notre idéal rotarien. |
Nous avons ainsi une occasion d'intervenir dans un lieu de détresse – près de nous – sans pour autant abandonner nos autres « Grands Projets » déjà bien engagés.
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