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ROTARY CLUB DE QUIMPERLE

Réunions : Le vendredi : 2ème, dîner à 20 h 30, 5ème, dîner avdc conjoints : les autres, apéritif à 19 h 30.

 
 
Ambroise Bouleis, lauréat du XIXème concours Jeunesse et Communication
Pauline Quéré en Lithuanie
Au fil de l' Ellé et de la Laïta
Une classe de musique pour l'Institut Médico Educatif
 
AMBROISE BOULEIS

Ambroise BOULEIS, lauréat du XIXème concours « Jeunesse et Communication »


 

Avant ses premiers contacts avec le Rotary qui remontent à Septembre 2007, Ambroise BOULEIS, 16 ans, qui a décroché le 17 Mai dernier à Saint- Brieuc, le prix d'éloquence « Jeunesse et Communication » du District 1650 n'avait guère une flatteuse opinion de l'association et de ses membres, considérés comme des « notables privilégiés et installés dans un Club fermé »

A la faveur du Concours organisé par le District, l'opinion d'Ambroise a évolué. En quelques mois, au contact de Rotariens, l'image négative du Rotary a mué. L'affreuse chenille s'est transformée en papillon léger et gracile.

Ce jeune et brillant sujet, élève de terminale S au lycée de Kerneuzec à Quimperlé, s'était déjà imposé lors de l'épreuve qualificative locale. Avec une aisance et un aplomb confortés par de solides références philosophiques et littéraires, notre orateur avait su séduire le jury sur le thème «  Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés ».

Lors de la finale à Saint-Brieuc, ses talents de rhéteur ont une nouvelle fois impressionnés le Jury. Ambroise se montre à la fois persuasif et convaincant en philosophant sur un thème intemporel : « Le Bonheur est-il dans la possession des choses ? ». Son incontestable don d'élocution au service d'un plan bien charpenté ont fait merveille tout au long d'un exposé émaillé de citations de grands penseurs de l'Antiquité grecque ou encore du Bouddhisme.
En dépit de son jeune âge, il témoigne d'une assurance que vient étayer une mention TB au Baccalauréat scientifique. Pour ajouter d'autres cordes à son arc, Ambroise est admis sur dossier à Sciences-Po, à Paris. Son projet est d'embrasser le journalisme de radio ou de télévision.
Le Rotary dont la devise est « Servir d'abord » peut se féliciter d'avoir ainsi révélé les atouts d'un jeune à la carrière prometteuse.
 
PAULINE QUERE EN LITHUANIE

Lauréate d'une Bourse « Pass-Europ », Pauline QUERE a séjourné durant le mois de Juillet 2007 en Lituanie. Elle a accepté de répondre à nos questions.

« Pauline, quelle vision avais-tu du Rotary avant tes contacts avec cette association ? …et comment as-tu fait pour te retrouver en Lituanie ? » 

* Avant mon premier contact avec le Rotary, je ne savais que très peu de choses de cette association. Dans mon entourage, je ne connaissais aucun Rotarien. Seuls des articles de presse relatant les actions d'un Rotary-Club d'une localité non éloignée de ma commune m'ont ouverte sur l'association de laquelle je n'avais, comme la grande majorité des jeunes, que des idées confuses, vagues, imprécises, voire fausses. C'est dommage, car je sais que le Rotary mène et anime beaucoup d'actions à travers le monde.

 
Aspirant aux voyages, c'est par le site du Rotary sur Internet que j'ai eu connaissance de la possibilité de vivre pendant un mois dans un pays de l'Union Européenne. J'ai constitué mon dossier avec enthousiasme. Je souhaitais un séjour en Lituanie, Lettonie ou Estonie. Lorsque l'on m'a annoncé que ma candidature était retenue, j'ai été transportée de joie, au point de ne pas y croire. J'étais très émue et particulièrement contente.

En quelques mots, peux-tu, Pauline, évoquer ton expérience lituanienne ?

* Ce séjour en Lituanie m'a permis de découvrir la beauté des paysages, des monuments, et même des plages de la Baltique. J'ai relevé l'importance qu'accordent les Lituaniens à leur apparence : les jeunes ont un souci exacerbé de la mode, tant vestimentaire que capillaire.

Les jeunes filles portent des jupes très mini, des talons hauts. Moi qui portais un pantalon, une casquette, des chaussures plates, je me suis sentie décalée par rapport à elles. Dans ce registre, j'ai noté la part belle faite aux jolies voitures.
Est-ce dû à l'influence de la période « soviétique », j'ai été frappée par la froideur, l'inexpression des visages. Les Lituaniens ne sont pas souriants et m'ont semblé « fermés ».
 
J'ai apprécié tout l'intérêt qu'ils manifestent à leur patrimoine qu'ils mettent en valeur.
Les centres des villes sont de véritables chantiers : les immeubles restaurés, les rues pavées à l'ancienne. La visite des musées m'a confirmé dans le constat. Par contre, j'ai été impressionnée par les quartiers périphériques des villes, caractérisés par de grandes et longues barres d'immeubles, héritage distinctif, significatif de la période stalinienne.
 
J'ai bénéficié de la modicité du coût de déplacement en bus, ce qui m'a permis de me rendre à Riga, dans la Lettonie voisine.
A Vilnius j'ai repéré les enseignes d'entreprises de produits de luxe français

As-tu des regrets à exprimer ?

* Mes regrets sont limités. J'aurais aimé échanger davantage avec les jeunes Lituaniens. Mon hébergement dans les Auberges de Jeunesse, fréquentées par des étrangers comme moi, a réduit mes contacts avec la jeunesse locale. Toutefois le fait d'être la seule française m'a poussée à rechercher le contact, ne serait-ce que pour la réalisation de mon dossier.

Quels ont été tes contacts avec le Rotary de Vilnius ?

* Les premiers jours j'ai été accueillie par des Rotariens. Invitée, j'ai eu le privilège de participer à la réunion d'un Club rotarien. La réunion présidée par une femme, menée en langue anglaise, laissait paraître que les femmes occupent une place non négligeable au sein du Rotary. J'ai même partagé le repas du Club.

Quel bilan dresses-tu, Pauline, de ton séjour en Lituanie ?

* Pour moi, c'était le premier véritable séjour à l'étranger. Pour la première fois j'étais seule, obligée de me débrouiller.
J'ai été confirmée sur deux points. Mon attrait et mon appétit des voyages à l'étranger ont été renforcés. J'ai apprécié la Lituanie. Je retournerai dans ce pays. Mon souhait est de le faire découvrir à mes amis.
Second point, j'ai ressenti la nécessité pour moi de vivre une expérience professionnelle à l'étranger.

Aujourd'hui, …Pauline, comment vois-tu le Rotary ?

* Après ce mois de Juillet 2007 vécu en Lituanie grâce au Rotary du District 1650 qui a pris en charge le voyage A/R et m'a accordé une Bourse, renforcée par une aide financière du Rotary-Club de Quimperlé, je suis très heureuse et ravie d'avoir bénéficié de ses œuvres.
Enrichie de cette expérience remarquable, je tiens à remercier le Rotary, qui je le sais désormais, est constitué de personnes très investies, attentives, qui aident les jeunes, tous les gens, dans les pays pauvres, mais aussi, ici, chez nous…. Désormais je connais des Rotariens !
 
AU FIL DE L'ELLE ET DE LA LAÏTA
 
 

Ce lundi de juin, un étrange cortège de kayaks glisse sur les eaux argentées de l'Ellé. Pour la septième année, le Rotary-Club de Quimperlé organise une sortie kayak à l'intention de huit jeunes de l'IME local, âgés de 11 à 13 ans, encadrés par deux de leurs éducateurs et de deux rotariens. Placée sous l'autorité du moniteur du Canoë-Kayak-Club de Quimperlé, l'activité est menée de main de maître par l'officiant qui prodigue les consignes de sécurité et les encouragements à l'adresse des néophytes.

 

A l'appréhension légitime des jeunes au contact des éléments, aux valses hésitations des débutants dans la conduite de leur frêle esquif, succèdent peu à peu la maîtrise des engins, traduite par l'effort déployé pour remonter le fort courant de l'Ellé jusqu'au pied du déversoir de La Motte, les craintes exprimées avant le franchissement du déversoir des Gorets, suivies de manifestations de joie une fois l'obstacle dominé, l'enthousiasme extériorisé au passage des « rapides du Pont-Neuf », à l'approche de la confluence avec l'Isole, l'euphorie du pagayage sur les eaux apaisées de la Laïta, jusqu'au terme de la sortie.
Comme le disait un des éducateurs : «  Les jeunes ont passé un bon moment, et les passages un peu techniques ont été négociés avec brio... L'essentiel, c'est de s'amuser sur l'eau, de découvrir la rivière et Quimperlé »
 
Pendant le pique-nique qui s'en est suivi sur les berges de la Laita, les jeunes, filles et garçons, transportés de joie, exprimaient leurs regrets de n'avoir pas pu prolonger davantage cette expérience…
…Il faut attendre l'an prochain, …le rendez-vous est déjà pris !
 
UNE CLASSE DE MUSIQUE POUR L'IME
 
 

 

Depuis Janvier 2007, notre Club permet l'animation d'un atelier de musicothérapie à l'IME « François Huon » de Quimperlé, à la faveur de l'acquisition d'instruments à percussion et la prise en charge financière du musicien-éducateur qui, aidé de deux éducateurs-spécialisés, intervient chaque semaine, durant trois heures auprès de vingt jeunes volontaires,répartis en quatre groupes constitués sur la base des affinités, des « incompatibilités d'humeur » entre jeunes et des emplois du temps de chacun.

 
La pratique des percussions favorise la confiance en soi, l'expression, les échanges entre jeunes mais aussi avec les adultes. Stimulé par l'activité musicale, le jeune exprime ses sentiments, extériorise ses sensations, se projette, s'engage et communique. Cet atelier permet à chacun, fille et garçon, de développer son attention, sa concentration psychologique, son éveil et sa réceptivité aux consignes données, son ouverture aux autres, sa maîtrise gestuelle, etc….
 

Pour s'en convaincre, laissons témoigner les éducateurs !

 

« Dans le groupe A, le jeune J, vite découragé par un échec accepte petit à petit d'essayer encore et encore. Cela lui demande un réel effort pour ne pas « s'évader » dans ses pensées et dans son monde…Dans ce même groupe, A, grand gaillard, sourire accroché au visage, ne laisse jamais entendre le son de sa voix, et le bruit de ses mains tapant timidement le djembé semble l'effrayer. Bernard, le musicien-éducateur lui « parle » un rythme sur son instrument.

A lui répond, un dialogue s'installe : A communique…Au fil des séances, dans ce groupe, Bernard sollicite la spontanéité et la créativité de chacun, leur demandant d'inventer un rythme.

En reprenant des morceaux de phrases des uns et des autres, son expérience de professionnel lui permet de les assembler pour parvenir à une création qui superpose 5 rythmes différents !

L'atelier de percussion est un outil qui permet de travailler simultanément sur de multiples objectifs : psychomotricité, socialisation, comportement, confiance en soi,…Autiste, R est la plupart du temps isolé du reste du groupe. Par contre, à l'atelier de percussion, non seulement R accepte de participer, mais il n'éprouve aucune difficulté à reproduire les rythmes proposés sur lesquels les autres butent. R dévoile des capacités qu'il ne montre pas habituellement, et se trouve de ce fait valorisé au regard des autres jeunes.

B, psychotique de 10 ans qu'on croirait « monté sur ressorts »…Quand il arrive dans l'atelier qu'il fréquente depuis l'ouverture,B s'assied devant un djembé, puis le tape de toutes ses forces en sautant sur sa chaise,se lève pour s'emparer de maracas qu'il secoue énergiquement, revient s'asseoir, frappe son djembé, interpelle son copain,…B ne peut rester en place,ne peut pas écouter, ne peut pas s'arrêter : il perturbe le fonctionnement de tous , ou plutôt perturbait car B est un des jeunes pour qui l'évolution au sein de cet atelier est des plus spectaculaires.

Après un an et demi, B peut rester tranquille sur sa chaise et même écouter quand ce n'est pas son tour de jouer ; il peut échanger et communiquer en répondant à une phrase musicale, il peut se poser…

Cet atelier a permis à ces jeunes et aux éducateurs de créer des liens différents, d'établir un échange pas forcément verbal, une complicité née du plaisir ressenti à faire de la musique ensemble. C'est un lieu et un temps, ou certes l'on travaille des objectifs pédagogiques, éducatifs, thérapeutiques, mais aussi, ou, contents d'avoir « tenu le rythme », on s'arrête dans un éclat de rire,…C'est une activité de laquelle les jeunes sortent souvent ravis ; c'est l'une des rares qu'ils racontent à l'extérieur, aux autres éducateurs, à leurs parents. »

Pour avoir assisté à une séquence musicale, je peux témoigner de tout l'intérêt manifesté par ces enfants et adolescents, qui au terme de l'activité hebdomadaire, affirment, sourires aux lèvres, leur impatience de retrouver leurs instruments de musique la semaine suivante.